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Tsugi. Violon et musique électronique. C’est le mélange détonnant que propose le duo lillois Corde avec son premier EP intitulé Concorde. Les deux musiciens développent une musique très suggestive dans laquelle les envolées de violon sont contrebalancées par des beats puissants. Il y a une atmosphère onirique et mystérieuse qui s’échappe de ces cinq morceaux, comme si l’on était plongé dans un univers magique. Un choix assumé par le duo qui déclare : “Ce premier Ep, nous l’avons voulu narratif. L’histoire est perceptible, un personnage partage ses peurs profondes : l’absence d’un être cher, le désespoir, et se laisse allégrement consumer par ses passions. Tout se passe au bord de la mer, dans les embruns, la nuit”. Un maxi imagé qui donne une bonne dose de féérie au quotidien.

En bonus, le clip rêveur de “Elvis Has Left The Building” est disponible en cliquant juste ici. (Paul Delahaye, oct 2019)

Illico. Sous le doux et sobre nom CORDE, Maxime Szczepanek et Jérôme Nîm Trachet livrent depuis leur sous-marin hyperactif, non pas des chansons à boire, mais plutôt la bande-son ambitieuse (amphibie ?) d’un film imaginaire au cadre volontiers maritime. On se promène à travers ces cinq plages à l’humeur tantôt apaisée, tantôt cinglante. Le violon est-il un ami complice, un adversaire, un amant éploré, un rhapsode omniscient ? Les programmations électroniques alimentent ce long rêve enfiévré où chaque progression prend des allures d’indice ou de mise en garde. L’énigme semble redoutable, suspense à la clef. Entre cordes de ring et coup de filet, corde au cou ou simple amarrage, jeu innocent ou outil létal, ce qui cause la perte est aussi une planche de salut – quand tout ne tient qu’à un fil… De l’étau abyssal à la délivrance suprême, de l’attachement le plus banal au détachement le plus grandiloquent, à chacun son film, puisque la narration, ici, se passe de mots. Une fougue précieuse qui n’est pas sans rappeler Blain L.Reininger ou les arrangements soignés de Watine. Premier ou dernier de cordée (n’y voir la aucune allusion politique), ce Concorde en forme de poisson volant pourrait planer un moment au-dessus de votre tête. (ask, sept 2019)

A découvrir absolument. ” L’écoute de « Concorde » le premier EP de Corde a le parfum des ces soirées anciennes. Les conteurs sont deux, il y a Maxime Szczepanek, violoniste qui propose un dialogue évident avec son violon, ne suivant pas une ligne, ou celle des lettres des mots et des phrases qu’il ne prononce pas. Nîm lui est comme le décorateur de l’histoire, celui qui a l’image du théâtre du peuple de Bussang qui ouvre sa scène sur une forêt devenant un prolongement de celle ci, mélange un son contemporain presque froid avec des sonorités plus ancrées dans les histoires des grimoires et autres livres de contes. Si le travail n’est pas éloigné de celui de Chapelier Fou (violon oblige) il lorgne également vers un post rock doux et hypnotique, jamais balisé par une contrainte, sauf celle de répondre à un désir d’emmener l’auditeur dans une histoire entre deux époques, entre deux mondes qui dialoguent. Corde devrait trouver sa place au centre d’un auditoire qui ne demandera qu’à vibrer, le soir, autour d’un feu ou non, dans l’espoir de se créer des souvenirs pour la vie. « Concorde » est intemporel et l’histoire qu’il nous conte aussi. ” (Gdo, sept 2019)

TSUGI / RCF / LILLE LA NUIT / FROGGYS DELIGHT / LA PARISIENNE LIFE / ADA / ADA / LA GROSSE RADIO / MELTING POP / LA FACE B / ZICKMA / ZICKMA / ROCK MADE IN FRANCE / LA MERE LOUVE … Le 1er EP a intégré le Top 100 de la Feralist (Classement FERAROCK) à sa sortie.